CONSEILS D'ENTRETIENS


Introduction

 

Toutes les plantes des installations doivent faire l'objet de soins. Pour cela, les exploitants doivent réaliser un minimum de jardinage.

Les paramètres importants sont la régularité et la minutie. S'occuper des plantes sur l’installation demande un temps moyen de 4 heures par semaine. Les mousses résiduelles des bassins d’aération ne devront pas brûler les feuillages, surtout au démarrage de  l’installation.

 

Spécificités des plantes décoratives

 

Les plantes installées dans des bacs décoratifs doivent être arrosées, parce qu'elles ne baignent pas dans l'eau. (la 1er année après la plantation).

La température de la serre ne devra pas descendre en dessous de 7°C.

 

Protection et soins des plantes

 

Les parasites et les pathogènes pouvant très rapidement agresser la végétation la protection des plantes est l'élément le plus important dans la serre.

L'opérateur doit être capable de repérer les parasites et les maladies aussi tôt que possible, et de choisir l'intervention appropriée. Considérant que l'installation de traitement est un écosystème complexe, la méthode doit être sans danger (ou seulement de façon négligeable) pour les organismes aquatiques et la végétation.

 

  • Prévention

La prévention est la tâche la plus importante ; elle consiste en deux opérations :

- La coupe régulière et minutieuse des parties fanées, parce que les feuilles sèches fournissent un bon abri aux parasites et permettent l'établissement et la prolifération des colonies initiales de pathogènes.

- Laver régulièrement (une fois par semaine maximum) le dos des feuilles. Le jet d'eau emporte les parasites qui s'y étaient établi.

 

  •  Détection

En dépit de toutes les mesures de prévention, certains parasites ou pathogènes peuvent occasionnellement proliférer. Il est d'autant plus facile de s'en débarrasser s'ils sont détectés tôt : un examen quotidien des parasites et des pathogènes est nécessaire. Les parasites les plus fréquents sont les araignées rouges, les pucerons, les thrips, et les vers. Les maladies les plus communes sont le mildiou ou la rouille.

 

Intervention

 

Habituellement, l'intervention consiste en une pulvérisation. Cette technique est à éviter dans notre milieu étant donné que l'eau traitée est rejetée dans le cours d'eau. Ce n'est qu'en de rares occasions que la plante infectée doit être détruite.

De plus, dans la serre se trouvent souvent des ennemis naturels des parasites. Donc il ne faut pulvériser que lorsque c'est réellement nécessaire.

2 options sont possibles :

  • Le remède est pulvérisé uniquement sur les plantes attaquées par les parasites ou les pathogènes. Cette méthode nécessite de petits pulvérisateurs à main.

  • La pulvérisation globale est nécessaire quand un parasite ou un pathogène prolifère simultanément en différents endroits de la serre. Dans ce cas, la totalité des plantes est pulvérisée avec le remède choisi. Cette méthode nécessite de petits pulvérisateurs dorsaux.

     

    Important ! Les pulvérisateurs employés dans la serre ne doivent pas être utilisés pour une autre application, afin d'éviter la contamination du matériel par des remèdes nocifs pour les plantes (par exemple des herbicides) ou pour les organismes aquatiques.

     

    Les principaux parasites

     

  • Les Pucerons

     

    Les pucerons sont de petits insectes mesurant généralement entre 1 et 4mm. Ils peuvent être verts, roses, rouges, noirs, bruns ou bleus. Ils possèdent des antennes situées entre les deux yeux. Leur pièce buccale forme un rostre. Leurs ailes sont transparentes et membraneuses

     

  • Moyen de lutte

    Les pucerons entrainent chez les plantes des déformations très disgracieuses. Un des traitements le plus écologique est de pulvériser du savon noir dilué à 5%. En effet le savon noir étant alcalin, celui ci agit comme un excellent répulsif sans pour autant endommager la plante. Il faut bien choisir du savon noir sans colorant, sans parfum et sans ingrédient synthétique ajouté.


  • Les araignées rouges

     

    Les « araignées rouges » se distinguent par leurs huit pattes et absorbent le contenu des cellules foliaires. Une fois attaqué le limbe des feuilles se décolore et prend un aspect plombé argenté caractéristique. Ces acariens sont très féconds ; la femelle pond de 2 à 10 œufs par jour selon les espèces. À 30°C, l'incubation se fait en quatre jours contre 22 jours à 15°C et les nouvelles générations sont capables de pondre de 3 à 10 jours seulement après leur éclosion.

    Les « araignées rouges » sont dévorées par de nombreux insectes. Un excès d'insecticides favorise donc leur apparition en faisant disparaître leurs ennemis naturels. Les fumures azotées des engrais (en attendrissant les tissus foliaires des plantes) et la potasse (en augmentant la sécrétion des sucres) rendent les plantes très attractives aux « araignées rouges». Les mauvaises herbes constituent des refuges favorables vite transformés en foyers d'infestation.

     

  • Moyens de lutte

    Il existe de nombreux produits spéciaux « araignées rouges ». Les « araignées rouges » détestent l'humidité, il est donc conseillé de doucher les feuillages le soir pour éviter les attaques qui sont redoutables quand le temps est chaud et sec.

    Certains acariens minuscules, les eriophyes provoquent la formation de galles cornues (érinoses) chez la vigne, le chêne, le tilleul, l'érable, l'aulne... ces pustules sont plus spectaculaires que dangereuses pour la plante et il suffit de ramasser les feuilles atteintes et de les évacuer.


  • Thrips:

     

    Ces insectes ont une taille réduite souvent inférieure à 2mm.

     

  • Moyens de lutte

    Les piqûres de nutrition et de ponte, entraînant la mort de certaines cellules, provoquent des nécroses brunes, que l'on peut observer des deux côtés de la feuille.

    Un jet d'eau va assommer les thrips et les faire tomber des plants. Le même jet d'eau additionné de savon va les étouffer


  • Cochenilles à bouclier

     

    Les cochenilles sont protégées par un bouclier cireux ou farineux. Leur carapace de couleur brun/gris ne mesure que quelques millimètres elles peuvent se cacher sous un feutrage blanc, bien à l'abri sous la feuille, principalement le long des nervures. Elles piquent, sucent et aspirent la sève dont elles se nourrissent avidement.

    Il y a une sécrétion d’une substance sucrée appelée miellat sur laquelle se développe un champignon pulvérulent noir (fumagine).

     

  • Moyens de lutte

     

    Evitez l’excès d’humidité.

    Coupez les rameaux les plus atteints. Appliquez un traitement à base d'huile paraffinée à deux reprises à deux ou trois semaines d'intervalles.

    Essayez aussi une préparation de savon noir.


  • Cochenilles farineuses

     

    Les cochenilles farineuses sont des insectes suceurs qui peuvent causer des dommages importants aux plantes d’intérieur. Comme le corps de ces insectes est recouvert d’une protection cireuse, les insecticides de contact les plus utilisés sont inefficaces.

     

  • Moyens de lutte

     

    Ces insectes sont visibles à l’œil nu, mais le début d’une infestation peut facilement passer inaperçu. Comme la multiplication du ravageur peut être très rapide, il est important d’inspecter régulièrement les feuilles et les tiges des plantes d’intérieur. La présence de miellat peut être l’indice d’une infestation.

    Pulvériser une solution de savon noir.

Si les attaques sont importantes, traiter avec un produit insecticide "spécial cochenilles" qui est à base d'huile de colza.

  • Chenilles

     

    La chenille est la larve éruciforme des papillons. La chenille, une fois arrivée à son plein développement, s'enveloppe dans un cocon afin de se transformer en chrysalide qui va à son tour devenir l'insecte adulte.

     

  • Moyens de lutte

     

    Bon nombre de produits de synthèse existent et sont assez efficaces pour les éliminer.

    Ils posent le problème de l’impact sur l’environnement et ne se justifient donc pas car il existe aujourd’hui des traitements bio très performants.

    Les produits à base de roténone ou de bacillus sont en effet utilisables en agriculture biologique et ont une incidence très limitée sur notre planète.

    On les trouve en général en jardinerie sous l’appellation “Anti-chenille biologique.


  • Le Mildiou

     

    Ces maladies se manifestent par des taches brunes et/ou une apparence de moisissures blanches et cotonneuses suivies d'un flétrissement général de la feuille, d'un rameau ou de toute la plante. Le tubercule atteint pourrit rapidement, même au cours de la conservation, dégageant une odeur désagréable et forte.

     

  • Moyen de lutte

     

    On peut prévenir le mildiou :                                                                                                                     Préventivement en détruisant les débris de culture et en éliminant les plants atteints ou en pulvérisant du purin de prêle disponible en jardinerie.                                                                                                                           En ne laissant pas une humidité trop importante sur le feuillage.                                                                         Par des traitements classés comme fongicides. Par des solutions (à base d'oxyde de cuivre) comme la bouillie bordelaise.


  • La pourriture grise

     

    Elle se développe essentiellement en situation humide. En situation chaude l'attaque s'aggrave avec le risque de pourriture acide.


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